28/11/2025

Depuis plus de deux ans, une proposition de règlement est sur la table pour renforcer la résilience de nos systèmes alimentaires et soutenir la durabilité de notre agriculture. Il s’agit du projet de règlement sur les nouvelles techniques d’édition génomique (NGT), visant à autoriser en Europe l’accès à ces outils innovants et à établir un cadre spécifique pour les plantes issues de ces techniques.

Ces méthodes, déjà autorisées dans de nombreuses régions du monde, suscitent une attente forte des filières agricoles et alimentaires que nous représentons. Grâce à leur précision, elles offrent des perspectives majeures pour l’amélioration des variétés et des bénéfices associés :

Tolérance accrue aux maladies et aux stress climatiques
Réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires
Augmentation des rendements
Adaptation des variétés aux besoins des filières et des consommateurs (qualités techniques, organoleptiques, nutritionnelles etc.)

Certaines de ces variétés NGT sont déjà disponibles ailleurs dans le monde. Nous devons pouvoir y accéder pour rester compétitifs.

Le dérèglement climatique est une réalité. Nous devons nous adapter rapidement pour garantir notre souveraineté alimentaire et recourir pour cela aux variétés les plus appropriées afin de continuer à produire ce que nous mangeons. Par ailleurs, le contexte géopolitique accentue la concurrence, déstabilise nos marchés et nos coûts de production avec le risque que notre agriculture soit la grande perdante. Ne nous interdisons pas de cultiver ce que nous importerons.

L’Europe ne doit pas faiblir. Elle doit finaliser cette année les négociations interinstitutionnelles sur ce projet de règlement afin d’autoriser dans des délais rapides l’utilisation de ces techniques déjà employées dans le monde entier. Il est impératif que la future réglementation soit fonctionnelle pour tous les acteurs de la chaîne agro-alimentaire et qu’elle ne contienne pas de contraintes disproportionnées.

Nous le rappelons : il ne s’agit pas de remplacer la sélection conventionnelle, qui a fait ses preuves depuis des décennies, mais de disposer d’un outil supplémentaire pour continuer à développer des variétés répondant à nos attentes et à nos besoins, tout en préservant notre environnement, en confortant notre compétitivité et en contribuant à garantir notre souveraineté/sécurité agricole et alimentaire.

Allons-nous continuer à faire de l’agriculture la variable d’ajustement et priver l’Europe et ses agriculteurs des innovations disponibles ? Allons-nous choisir le repli plutôt que le progrès ?

Nous appelons nos pouvoirs publics et nos députés européens à s’engager dans cette réforme déterminante en faisant preuve de bon sens car nous n’avons pas le luxe d’attendre encore plusieurs années.

Il est urgent d’agir pour éviter que notre agriculture ne décroche face à la concurrence internationale. Soyons collectivement fiers de notre agriculture, agissons et décidons en faveur du progrès et de notre souveraineté alimentaire.

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  • Vanessa LAI, Agence Gulfstream RP & Influence, 06 03 51 61 89, vlai@gs-com.fr